Défibrillateurs Philips : Un accord majeur dans le transport aérien pour sauver encore plus de vies


Défibrillateurs Philips : Un accord majeur dans le transport aérien pour sauver encore plus de vies

Au moment même où Philips fait don de son millionième défibrillateur à une organisation bénévole de recherches et de secours aux États Unis, l'entreprise, leader mondial du marché*, et Air France-KLM, l'un des plus importants groupes de transport aérien, annoncent la signature d'un accord d'équipement de défibrillateurs Heartstart FRx. Ce contrat porte sur la totalité des vols passagers d'Air France, Transavia et KLM Royal Dutch Airlines.

Ces deux événements couronnent, pour Philips, plus de 50 années d'innovation technologique dans le domaine de la réanimation cardiaque et du traitement de l'arrêt cardiaque soudain, responsable chaque année de 40 000 décès en France et de près de sept millions dans le monde. Le modèle développé par Philips, certifié pour un usage aérien, ne provoque aucune interférence avec les appareils électroniques de l'avion. Robuste et simple à utiliser, il est adapté aux adultes comme aux enfants et aux nourrissons, ce défibrillateur fournit des instructions vocales pour guider l'utilisateur et faciliter la RCP (réanimation cardio-pulmonaire).


*Source Global Data. Global Automated External Defibrillators (AED) Market: Demand to Drive Growth June 2009.And data on file with Philips Healthcare.


La meilleure réponse en situation d'urgence

En cas d'arrêt cardio-respiratoire, le cœur ne peut plus battre régulièrement. Chaque minute qui s'écoule avant la défibrillation réduit les chances de survie de 7 à 10 %. C'est en réactivant les battements de cœur à l'aide d'un courant électrique, délivré par un défibrillateur, qu'un rythme cardiaque normal peut être rétabli. C'est pourquoi il est crucial d'avoir accès à ce type d'appareil en situation d'urgence.
Les défibrillateurs Philips sont aujourd'hui utilisés par plus de 91 compagnies aériennes et 195 aéroports dans le monde entier. De nombreuses structures sont équipées de défibrillateurs Philips : les hôpitaux, les services d'urgence (Samu, Smur), les Pompiers de France, la Croix-Rouge, la Société Nationale de Sauvetage en Mer, de nombreuses villes, de nombreux terrains de sport (piscines, golfs...), dont tous les stades accueillant les matchs de football de la 1ère ligue professionnelle, de grandes entreprises françaises, en particulier dans l'hôtellerie, la grande distribution et les transports...

Partenaire de l'Association RMC/BFM qui sensibilise les entreprises et collectivités locales à l'installation de ces équipements, Philips se réjouit de savoir que plus de 100 000 défibrillateurs sont mis à disposition des Français, contre seulement 5 000 en 2008. Un chiffre encourageant qui incite à poursuivre les efforts pour répondre encore plus efficacement à cet enjeu de santé publique.

Le dispositif de formation aux 1ers secours de l’école au lycée


L'enseignement des gestes de 1ers secours est progressif et continu de la maternelle au lycée : il s'inscrit dans un cadre général de sensibilisation à la prévention des risques, aux missions des services de secours et d'enseignement des règles générales de sécurité.

L'école a une obligation d'éducation et de formation pour développer des comportements responsables, individuels et collectifs : à ce titre, la formation aux 1ers secours s'inscrit dans un cadre général de sensibilisation à la prévention des risques, aux missions des services de secours et d'enseignement des règles générales de sécurité (JO du 16-7-2006). L'éducation à la maîtrise des gestes d'urgence est progressive est continue : la circulaire du 14-09-2006 (BO n° 33) précise les conditions de sa mise en œuvre.

A l'école primaire

La sensibilisation et l'éducation sont ancrées dans la transversalité pour développer des connaissances et des capacités chez l'enfant en termes d'alerte, de protection et de maîtrise de gestes élémentaires pour porter secours. L'enseignement s'inscrit dans le cadre du dispositif " APS ", Apprendre à porter secours, adapté à chacun des trois cycles et dispensé par les maîtres d'écoles, eux-mêmes formés par des équipes ressources de formateurs. Il est inscrit dans le projet d'école et l'attestation de premier secours figure dans le livret scolaire des élèves. Son acquisition est également indiquée dans le livret de compétences.

Au collège

Les élèves doivent être formés de manière à obtenir le PSC1 - Prévention et Secours Civiques de niveau 1. La formation est dispensée par des titulaires du brevet national de moniteur des premiers secours ou du brevet national d'instructeur de secourisme. Le module de formation aux premiers secours se déroule sur dix heures environ pour un groupe de dix à douze élèves. L'obtention du diplôme est attestée dans le livret de compétences de l'élève.

Au lycée

Dans les lycées généraux, les élèves détenteurs du PSC1 doivent pouvoir bénéficier d'une actualisation des connaissances et des gestes techniques. Ceux qui ne l'ont pas peuvent recevoir cette formation dans les mêmes conditions qu'au collège. Dans les lycées agricoles, technologiques et professionnels, le même cursus de formation que dans les lycées généraux peut s'appliquer mais des élèves disposent dans leur enseignement d'un dispositif spécifique : la formation de sauveteur secouriste du travail - SST, sanctionnée par un certificat édité par l'Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) et intégrée à la préparation de certains diplômes.

PSC1-RECOMMANDATIONS 2012-


Nouvelles recommandations PSC1 - Prévention et Secours Civiques Niveau 1


Le 20 Janvier 2012,

La Direction de la Sécurité Civile et de la gestion des crises vient de publier la dernière mise à jour du REFERENTIEL NATIONAL - PSC de Niveau 1. Il s'agit de recommandations en attendant une version à venir au 1er Juillet 2012.

DAEXAL met à disposition gratuitement en téléchargement, ce document en copiant RECOMMANDATION PSCI dans la case RECHERCHER

 

Restons à votre écoute,

Daexalement votre.

 

 

Le Secourisme dans les lycées professionnels

Arrêté du 6 juin 2011

(Agriculture, Alimentation, Pêche, Ruralité et Aménagement du territoire)

Vu C. Éducation, not. art. D 337-51 à D 337-94 ; Avis du CTPC de la DGER du 22-3-2011 ; Avis du CNEA du 6-4-2011

Relatif à la formation au secourisme modifiant le référentiel de formation préparant aux spécialités du baccalauréat professionnel.

NOR : AGRE1111359A

Article premier. - Pour toutes les spécialités de baccalauréat professionnel relevant du deuxième alinéa de l'article D 337-53 du code de l'éducation, il est prévu une formation au secourisme.

Art. 2. - Pour les candidats sous statut scolaire, la formation au secourisme est mise en oeuvre en classes de première ou terminale professionnelles lors du stage collectif « Éducation à la santé et au développement durable ». Dans ce cadre, une durée horaire équivalente à au moins dix heures-élèves est consacrée à la formation au secourisme.

Art. 3. - Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2011.

(JO du 22 juin 2011.)

 

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Arrêté du 16 juillet 2010 : initiation du grand public à la prise en charge de l'arrêt cardiaque et à l'utilisation de défibrillateurs automatisés externes

Arrêté du 16 juillet 2010 relatif à l'initiation du grand public à la prise en charge de l'arrêt cardiaque et à l'utilisation de défibrillateurs automatisés externes

Dans le cadre de la sensibilisation de la population aux gestes de premiers secours, il est mis en place une initiation à la prise en charge d'une victime qui présente un arrêt cardiaque et à l'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe.Cette initiation a pour objet l'acquisition par la population des connaissances nécessaires à :
  • identifier les signes permettant de reconnaître un arrêt cardiaque ;
  • réaliser, auprès d'une victime d'un arrêt cardiaque, les gestes permettant d'augmenter ses chances de survie.
Cette initiation, non obligatoire, est dispensée sur une durée maximale d'une heure dans les conditions suivantes :
Cette initiation est dispensée par les formateurs en premiers secours des organismes habilités ou des associations agréées à l'enseignement du secourisme ou par les formateurs SST. Cette initiation ne donne lieu à aucune délivrance de diplôme ou d'attestation.

Signalétique unique, géolocalisation…Les défibrillateurs (DAE) s'installent dans le paysage

10 Septembre 2010 - DAEXAL

Paris, France — Le développement des défibrillateurs automatisés externes (DAE) en France se poursuit. Ainsi, un arrêté pris par Roselyne Bachelot-Narquin le 16 août dernier, et publié au Journal Officiel du 1er septembre, fixe la signalétique (taille, logo, couleur, typographie) permettant de repérer la présence d'un défibrillateur dans les lieux publics. Cette nouvelle signalétique est dorénavant conforme aux recommandations internationales.

Le Ministère de la santé et des sports fait par ailleurs savoir qu'il prendra en charge 40% du coût d'installation d'un défibrillateur dans les clubs sportifs. En contrepartie, toute demande de subvention adressée au Centre national pour le développement du sport doit comporter l'installation d'un défibrillateur.

Enfin, un recensement des défibrillateurs est en cours, dans le cadre d'une expérimentation visant à permettre leur géolocalisation. L'Association pour le Recensement et la Localisation des Défibrillateurs (ARLoD) est en charge de l'opération [1]. Il s'agit d'une association1901, réunissant des médecins urgentistes et des pompiers, et financée par le Ministère de la santé et des sports dans le cadre d'une convention. Pour le moment, la constitution de la base de données démarre en Alsace, en Bourgogne, dans la région Centre, le Nord-Pas de Calais, et les Pays de Loire, qui servent de régions pilote.

Défibrillateur cardiaque

Que dit la réglementation ?

img1Depuis un décret du 04 mai 2007, toute personne est autorisée à utiliser les défibrillateurs externes automatiques. De nombreuses entreprises et gestionnaires d'espaces publics ont alors souhaité s'équiper de ces appareils.

Le présent document a pour but d'apporter des éclaircissements sur ces matériels nouveaux afin de pouvoir répondre le cas échéant aux interrogations que les employeurs peuvent légitimement se poser devant l'offre commerciale qui s'amplifie.

Quels sont les principes de la fibrillation ?

La circulation du sang dans le corps humain est assurée par le cœur afin d'apporter aux cellules l'oxygène nécessaire à leur fonctionnement. Le cœur est composé de quatre cavités qui sont alternativement remplies ou contractées, à la manière d'une pompe. Ces mouvements du cœur sont commandés par de faibles signaux électriques réguliers.

A la suite de certaines conditions d'efforts, de maladies, de différents facteurs biologiques ou d'accidents, les signaux électriques pilotant le cœur peuvent se dérégler et commander des mouvements désordonnés et très rapides : c'est la fibrillation. Dans ces circonstances, le cœur n'assure plus sa fonction de pompage et les cellules de l'organisme sont détériorées par l'absence d'oxygène. Des dommages irréversibles et la mort peuvent alors survenir très rapidement.

Lorsqu'un cœur est en fibrillation, on peut lui imposer de reprendre un rythme normal en lui envoyant un choc électrique de plusieurs milliers de volts. Ceci provoque une réinitialisation des influx électriques reçus par le cœur afin de lui permettre de retrouver un rythme qui lui permettra d'assurer à nouveau la fonction de pompage. Ce choc est délivré par un appareil spécial, le défibrillateur, par l'intermédiaire de deux électrodes placées sur le corps de la victime en des endroits précis favorisant la traversée du cœur par le courant électrique.

Comment fonctionne un défibrillateur ?

img2Le défibrillateur comporte une batterie ou une pile spéciale lui assurant son autonomie électrique. Ses électrodes que l'on place sur la victime permettent dans un premier temps à l'appareil d'effectuer une analyse de la situation cardiaque. En fonction du résultat de ce test, le défibrillateur détermine la marche à suivre et l'indique au secouriste par un message vocal, des témoins lumineux et/ou un écran d'affichage. Par exemple, l'appareil peut indiquer de délivrer un choc (dont il calcule automatiquement les caractéristiques électriques) ou de commencer une réanimation cardio-pulmonaire. L'analyse de l'activité cardiaque se poursuit à intervalles réguliers par l'intermédiaire des électrodes afin d'adapter les gestes à effectuer.

Si la défibrillation est effectuée rapidement (dans les toutes premières minutes après le début de la fibrillation), on augmente significativement les chances de survie. Différentes études statistiques existent sur le sujet, en particulier aux Etats-Unis où l'usage des défibrillateurs est répandu. Pour apporter un ordre d'idée, on estime en général qu'une fibrillation non traitée dans les 7 minutes a une issue mortelle à 98% alors que si une défibrillation est pratiquée dès la 3ème minute, associée à une réanimation cardio-pulmonaire, le taux de survie passe à 20%. Cela est certes peu mais déjà dix fois plus qu'en ne pratiquant aucun geste ! Avec une prise en charge précoce, on peut même atteindre 38 % de survie sans aucune séquelle.

Y a-t-il un risque dans l'utilisation de l'appareil ?

img3Il n'existe pas de risque pour la victime car elle serait de toute façon condamnée si on n'effectuait aucun geste d'urgence. Le défibrillateur détermine automatiquement la nécessité du choc électrique et son intensité. Ainsi, il ne délivrera pas de choc s'il perçoit que le cœur a un fonctionnement ne nécessitant pas ce traitement.

L'humidité excessive (pluie, victime mouillée) ou un environnement métallique (victime sur un échafaudage, etc) peuvent conduire à des difficultés d'ordre électrique : d'une part, le test automatique peut être faussé et, d'autre part, le choc peut être ressenti par les personnes se trouvant à proximité de la victime. C'est pourquoi le défibrillateur ne doit pas être utilisé tant que ces circonstances défavorables ne sont pas éliminées.

Les données médicales enregistrées par l'appareil (résultats du test, nature des chocs délivrés, etc) peuvent, sur certains modèles, être mises immédiatement à disposition des services de secours pour faciliter la prise en charge de la victime.

Faut-il être formé pour utiliser un défibrillateur ?

Contrairement à une idée répandue, l'utilisation d'un défibrillateur ne permet pas à elle seule de réanimer une personne. En réalité, l'appareil complète et facilite les gestes de réanimation cardio-pulmonaire que l'on apprend lors des formations de secourisme. De ce fait, même si le décret du 4 mai 2007 indique que les défibrillateurs externes automatisés peuvent juridiquement être mis en œuvre par « toute personne », il est préférable que les utilisateurs aient reçu une formation pour pouvoir les manipuler efficacement.

img4L'utilisation du défibrillateur fait en effet partie d'un enchaînement d'actions que l'on doit connaître, depuis la découverte de la victime jusqu'à sa prise en charge par les services de secours. Ces mesures peuvent paraître intuitives (par exemple téléphoner au 15 en présence d'une personne faisant un malaise cardiaque), certaines sont rappelées par le défibrillateur automatique (par exemple ne pas toucher la victime pendant le test d'activité cardiaque), d'autres enfin nécessitent la maîtrise de certains gestes (par exemple effectuer un massage cardiaque).

Il est donc préférable d'avoir préalablement acquis ces connaissances lors d'une formation adaptée. Celle-ci peut être intégrée à une formation de secouriste ou prendre la forme d'une simple initiation dispensée par un organisme spécialisé, tel que défini par l'arrêté du 6 novembre 2009. Cet arrêté définit également le contenu et la durée de cette initiation, sans toutefois la rendre obligatoire (ce qui irait à l'encontre du décret du 04 mai 2007 qui stipule que « toute personne » peut mettre en œuvre les DEA).

Par contre, concernant le monde de l'entreprise, le code du travail rend obligatoire la formation de secouristes dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ainsi que sur les chantiers employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours. Pour les autres postes, le code indique que « l'employeur organise et dispense une information des travailleurs sur les risques pour la santé et la sécurité et les mesures prises pour y remédier ». Il précise (R4141-3) que la formation à la sécurité doit notamment porter sur la conduite à tenir en cas d'accident.

Ainsi, si l'entreprise fait le choix de s'équiper d'un défibrillateur, on ne peut que recommander à l'employeur, pour répondre à son obligation de formation, d'inscrire ses salariés à une session de secourisme ou d'initiation la plus adaptée à la mise en œuvre de l'appareil qu'il aura choisi. Afin de faciliter l'appropriation des gestes, on choisira pour la formation un modèle de défibrillateur si possible identique à celui équipant l'entreprise.

Quel est l'emplacement le plus approprié ?

Pour être efficace, le défibrillateur doit pouvoir être mis en œuvre très rapidement. Les installateurs préconisent que l'accessibilité permette une intervention sur la victime en moins de trois minutes. On évitera ainsi par exemple de placer le défibrillateur dans un poste de garde éloigné du centre de l'entreprise.

img5Dans un lieu ouvert au public, il est préférable que l'appareil soit placé sous surveillance, par exemple en l'implantant près de salariés à poste fixe ou dans un boîtier sous alarme.

On favorisera également la proximité avec les lieux où les accidents cardiaques sont les plus probables, par exemple dans un magasin de stockage où de nombreux efforts de manutention sont possibles.

Pour éviter d'endommager les piles et les électrodes, l'appareil doit être placé dans une ambiance thermique qu'il peut accepter. Les fabricants préconisent en général une plage de +5°C à +70°C. Cela peut conduire à placer l'appareil dans un coffret chauffé ou refroidi s'il est implanté à l'extérieur.

Le défibrillateur doit également être placé à proximité de moyens d'alerte (téléphone). Certains diffuseurs proposent un système d'appel automatique dès l'ouverture du coffret, associé à la mise en relation sur téléphone portatif avec un centre de régulation médicale. Certains défibrillateurs intègrent cette fonction de communication par un réseau WIFI ou de téléphonie mobile.

Enfin, il peut être utile d'associer au défibrillateur quelques accessoires facilitant son utilisation : ciseaux pour couper les vêtements de la victime, rasoir pour mieux coller les électrodes sur une personne à forte pilosité, matériel de protection biologique pour le secouriste...

L'emplacement choisi devra être signalisé et les salariés informés.

Doit-on assurer un entretien périodique ?

Le code du travail précise que « les installations et dispositifs techniques et de sécurité des lieux de travail sont entretenus et vérifiés suivant une périodicité appropriée. Toute défectuosité susceptible d'affecter la santé et la sécurité des travailleurs est éliminée le plus rapidement possible. La périodicité des contrôles et les interventions sont consignées dans un dossier ».

img6La réglementation fixe ainsi le principe mais laisse l'employeur déterminer la périodicité et la nature de l'entretien et de la vérification. Pour cela, il faut en particulier s'appuyer sur l'évaluation des risques. Par exemple, il semble intuitif qu'un appareil soumis à des conditions météorologiques extérieures devra être vérifié plus souvent que celui abrité dans un boîtier placé à l'intérieur.

Les défibrillateurs sont dotés en général de deux sources d'énergie : une batterie ou une pile spéciale qui délivrera l'énergie nécessaire au fonctionnement et une pile annexe qui alimente un dispositif d'auto-test. Ces équipements doivent être changés périodiquement. La durée est variable selon les fabricants et les piles concernées, de un à cinq ans. De plus, le gel de contact qui recouvre les électrodes pour assurer leur conductivité électrique se dessèche (selon les modèles entre 2 et 7 ans). Ainsi, il faut se reporter aux préconisations du fabricant contenues dans la notice de l'appareil pour déterminer la nature et la périodicité de l'entretien.

Compte tenu de la spécificité de ces appareils et de certaines incompatibilités entre les marques, il est préférable de confier l'entretien à l'installateur. Celui-ci propose en principe un contrat d'entretien à ses clients lors de la vente de l'appareil mais il faudra s'assurer que la périodicité correspond bien aux nécessités d'utilisation. Par exemple, un contrôle annuel peut s'avérer insuffisant si l'appareil est soumis à des fortes températures ou à un accès libre.

Il est à noter que les défibrillateurs effectuent automatiquement un auto-test périodique dont les résultats sont stockés sur une mémoire de l'appareil. Certains modèles transmettent ces données à un centre de maintenance par réseau de téléphonie mobile ou Ethernet, ce qui permet de prévenir des pannes évolutives.

Quel type choisir : entièrement automatique ou semi-automatique ?

Le décret du 4 mai 2007 précise que les appareils externes utilisables par toute personne sont les défibrillateurs entièrement automatiques (DEA) et les défibrillateurs semi-automatiques (DSA).

Le fonctionnement des deux types est identique, à la différence que le DSA ne délivre le choc qu'après que le secouriste aura appuyé sur un bouton alors que le DEA délivre de lui-même le choc.

Il existe une controverse scientifique, voire commerciale, dans le choix entre les deux types.

Les défenseurs du DEA argumentent que leur appareil est préférable dans un milieu bruyant car le secouriste risque de ne pas percevoir l'ordre qui lui est donné par la voix de synthèse. Pour éviter cela, certains appareils sont dotés aussi de voyants ou d'afficheurs répétant l'ordre mais cela suppose que le secouriste soit attentif à de nombreuses informations tandis qu'il se trouve dans une situation inhabituelle et stressante. Les partisans du DSA indiquent quant à eux qu'il autorise le secouriste à choisir l'opportunité de la délivrance du choc, ce qui lui permet de veiller auparavant aux bonnes conditions d'application (pas de masse métallique, pas de personne à proximité). Enfin, le laps de temps s'écoulant entre l'analyse et la délivrance du choc, ainsi que l'intensité de celui-ci, diffèrent entre DEA et DSA. Des études étrangères contradictoires sont avancées par les fabricants à ce sujet. Notons que certains appareils permettent de choisir le mode de fonctionnement DSA ou DEA.

Le choix devra donc se faire surtout en fonction des conditions d'utilisation prévisibles, l'important étant qu'un salarié sache mettre en œuvre l'appareil rapidement.

Quel est le prix d'un défibrillateur ?

img7Les défibrillateurs externes automatiques sont à ce jour commercialisés aux environs de 1500 euros. Il ne faut pas oublier d'y ajouter les coûts liés à la formation et à la maintenance périodique.

Il existe aussi des contrats de location, proposés aux environs de 150 euros par mois selon la prestation, comprenant diverses options telles que la mise à disposition d'un appareil, son entretien, la relation avec un service médical, la sensibilisation du public, la télésurveillance, etc.

Est-il obligatoire d'équiper les entreprises de défibrillateurs ?

Le code du travail prévoit plusieurs obligations pour le chef d'entreprise en matière de secours. Cela concerne notamment la mise à disposition de « matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible ». L'employeur doit également prendre « après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures qui sont prises en liaison notamment avec les services de secours d'urgence extérieurs à l'entreprise sont adaptées à la nature des risques. Ces mesures sont consignées dans un document tenu à la disposition de l'inspecteur du travail ».

img8Contrairement à ce qui existe pour d'autres dispositifs de première intervention (extincteurs...), la réglementation du travail n'impose pas particulièrement le défibrillateur comme moyen de secours. Toutefois, la responsabilité de l'employeur pourrait être engagée en cas d'accident car il doit assurer la santé de ses salariés, en termes de résultat.

C'est l'employeur qui, dans le cadre de l'évaluation des risques et de la consultation du médecin du travail et des représentants des salariés, détermine l'opportunité de s'équiper. Les facteurs de risques les plus souvent cités dans la littérature peuvent l'aider dans cette démarche :

  • lorsqu'il y a de nombreuses personnes réunies sur un même lieu (salariés ou public),
  • lorsqu'il y a de nombreuses personnes de plus de 50 ans,
  • lorsque les centres de secours sont éloignés,
  • lorsque les personnes sont soumises à des efforts physiques forts (activités sportives, manutention, ambiances thermiques inhabituelles, etc),
  • lorsque les personnes sont fragiles (malades, personnes âgées, personnes ayant déjà eu des difficultés cardiaques),
  • lorsqu'il y a des risques spécifiques à l'activité, en particulier pour les travaux électriques et ceux exposant à la noyade.

En tout état de cause, la mise à disposition d'un défibrillateur ne permet pas de s'affranchir des obligations de sécurité prévues par la législation, en particulier des mesures de prévention des risques. Il s'agira par exemple d'équiper les salariés de moyens mécanisés de manutention pour diminuer les efforts, d'adapter la température des locaux de travail, de privilégier l'intervention hors tension sur les installations électriques, etc

Enfin, si l'entreprise décide de s'équiper d'un défibrillateur, ne pas oublier que son entretien et sa vérification périodiques ainsi que la formation à son utilisation demeurent obligatoires dans le monde de l'entreprise, de même que la consultation des instances représentatives du personnel pour aider aux choix du matériel et des programmes de formation.

Nota Les remarques formulées dans le présent document ne concernent que les défibrillateurs externes automatisés prévus pour un usage occasionnel, à l'exclusion de tout autre appareil de défibrillation.

Source

Cette fiche a été réalisée par la Cellule pluridisciplinaire de santé au travail de la DIRECCTE du Languedoc Roussillon - (Janvier 2010)

L’Afssaps a évalué les messages vocaux des défibrillateurs

L’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a évalué dans une étude publiée le 28 juillet 2010 les messages vocaux des défibrillateurs automatiques destinés à être utilisés par le grand public.

Quinze appareils ont été « écoutés » par les testeurs qui ont évalué la fluidité du message d’aide vocale du défibrillateur, la clarté de la prononciation, le volume sonore, la facilité de compréhension pour un non-médecin, et la qualité globale du message.

Il apparaît que si les messages délivrés par les appareils respectent globalement les recommandations internationales sur la prise en charge de l’arrêt cardiaque, certains progrès sont possibles. Ainsi, certains appareils détaillent les gestes à effectuer pour la RCP, d’autres non. Plusieurs appareils diffusent des messages difficilement compréhensibles pour un non-secouriste.

L’Affsaps suggère donc un schéma commun pour tous les défibrillateurs et formule des préconisations pour les fabricants.
31/07/2010

Le bon réflexe de deux secouristes

Un défibrillateur a sans doute sauvé la vie d'un sexagénaire, mercredi dans un hypermarché lannionnais. Deux clients secouristes ont fait repartir son cœur grâce à cet appareil, disponible dans le magasin.

Mercredi, vers 11 h, dans les allées de l'Intermarché de Saint-Marc, à Lannion. Alors que les achats du réveillon battent leur plein, un habitant de Rozpez (22) âgé d'une soixantaine d'années s'effondre au sol, près du rayon poissonnerie.

Deux clients secouristes

Aussitôt deux clients, formés au premier secours, se précipitent au chevet du malheureux, victime d'un malaise cardiaque. « J'ai cru qu'il était mort. Je n'arrivais pas à prendre son pouls », témoigne Jean-Yves. « Je l'ai vu devenir violet, il avait la langue révulsée. J'ai vraiment eu peur », ajoute Renaud. Les deux hommes s'organisent. L'un pratique des insufflations, l'autre des massages cardiaques. « J'ai demandé à une caissière s'ils avaient un défibrillateur », raconte Jean-Yves, qui a suivi une formation à cet appareil il y a tout juste quinze jours.

Le défibrillateur est là depuis un mois

Bonne pioche : un défibrillateur automatique a été installé un mois plus tôt à l'entrée du magasin. Jean-Yves et Renaud le branchent. « On a suivi les instructions de la machine. On a d'abord envoyé l'onde de choc. Puis elle nous a dit de continuer la ventilation artificielle et les massages cardiaques. Après quelques massages et insufflations, on a vu que le monsieur revenait à lui. Il a repris conscience à l'arrivée des pompiers », raconte Renaud, encore bouleversé.

"Grâce à la machine"

Le sexagénaire a ensuite été pris en charge par le Samu, qui l'a évacué vers l'hôpital de Lannion. Transporté ensuite en direction du centre hospitalier de Saint-Brieuc, l'homme serait désormais hors de danger. « S'il est encore en vie, c'est grâce à la machine », estime Renaud, peut-être trop modeste. « On a sûrement commis quelques erreurs. Mais le défibrillateur réétudie sans cesse le cas et donne des instructions. J'avais appris à l'utiliser sur un mannequin. Avec un vrai homme, ce n'est pas du tout pareil ». Christian Le Barbu, propriétaire de l'Intermarché, ne pouvait que se féliciter de la décision qu'il avait prise, il y a un mois, d'installer cet appareil dans son magasin.

Des salariés formés

"J'avais assisté à une réunion d'information avec un médecin, en mai 2007. Depuis, l'idée faisait son chemin", raconte le commerçant qui a saisi l'occasion lorsque le groupement Intermarché lui a proposé de s'équiper. Dans la foulée, une quinzaine de salariés de l'hypermarché ont suivi une formation aux premiers secours et à la manipulation de l'appareil. « J'espère que nous aurons rarement à nous en servir », commente toutefois le commerçant. Mais mercredi, il a sans doute permis de sauver au moins une vie.


04/01/2009 - Jean-Luc Le Roux - Le télégramme

Des statistiques inquiétantes

Tous les ans, 40 000 personnes sont victimes d'un arrêt cardiaque extra-hospitalier, soit 110 par jour (données Inserm, 11 mai 2005). Le taux de survie est estimé à seulement 3 ou 4 %.
Chaque minute qui passe réduit le taux de survie de 10%. De longues minutes s'écoulent avant que les secours soient prévenus et arrivent sur les lieux.
Or des solutions existent, notamment grâce aux défibrillateurs automatisés et semi-automatisés externes. Dans 70% des cas d'arrêt cardiaque, des témoins sont présents et pourraient agir. A Seattle, où l'installation de défibrillateurs est généralisée, le taux de survie est estimé entre 20 et 30 %, alors qu'il n'est que de 2 à 3% en France. Selon l'INSERM, une intervention rapide, grâce au massage cardiaque et au défibrillateur, pourrait permettre de sauver près de 5 à 10 000 vies supplémentaires chaque année.
L'installation de défibrillateur est donc de ce point de vue une exigence de santé publique.

1 minute perdue = 10% de chance de survie en moins

Le SAMU de Paris a mené une étude sur un ensemble de victimes âgées de moins de 70 ans, en état d'arrêt cardio-respiratoire, pour lesquelles des témoins avaient alerté rapidement les secours et pratiqué les premiers gestes de survie avec des défibrillateurs. Il a été démontré que le taux de survie des victimes sans séquelles peut atteindre 38%.

Fibrillation et Défibrillation, le mécanisme

Le corps humain a besoin d'oxygène. Dans l'air que l'on respire, il y en a environ 20%. Une fois inspiré puis filtré par les poumons, cet oxygène est transporté à travers le corps par le sang (les globules rouges), vers les différents organes.
Cette circulation est permise par le cœur qui agit comme une pompe. Ce dernier se compose de 4 cavités (2 oreillettes et 2 ventricules) qui se contractent chacune à une fréquence, une amplitude et un rythme bien précis.

Si pour une raison ou une autre, le cœur n'est plus capable de faire circuler le sang et donc de fournir de l'oxygène, les cellules se détériorent puis meurent. Le cerveau en particulier ne peut se passer d'oxygène que pendant quelques minutes.

La fibrillation :
Suite à un choc électrique (électrocution...) ou bien à cause de certaines maladies (infarctus du myocarde...), le cœur peut se mettre à battre de manière désordonnée. C'est la fibrillation ventriculaire (FV). Des influx électriques parasites font se contracter les fibres de manière désordonnée, la circulation sanguine n'est plus assurée. Le cœur bat alors extrêmement rapidement et de manière anarchique (300 à 400 pulsations par minute), ce qui induit une inefficacité quasi totale de sa fonction de pompe. Dans une telle situation, la personne s'effondre, ne respire plus, et son pouls n'est plus perceptible. Cette situation évolue très vite (quelques minutes) vers le décès de la personne ou vers des séquelles neurologiques irréversibles. Les chances de survie sont maximales si la défibrillation est réalisée rapidement.

La défibrillation :
La défibrillation consiste à délivrer un choc électrique instantané de haute énergie (jusqu'à 360 voir 400 joules représentant dans des conditions normales une tension de 3 à 4 000 volts) de telle sorte que la décharge traverse le myocarde. On réalise une sorte de remise à zéro électrique de toutes les cellules du cœur pour leur permettre de retrouver leur synchronisation initiale.

La chaîne de survie de Cummins

L'utilisation du défibrillateur n'est utile que s'il est associé à la pratique des gestes de réanimation cardio-pulmonaire de base. Cummins, dès 1991, a développé le concept de « chaîne de survie ». Ceci s'adapte particulièrement bien au milieu du travail où l'on a l'habitude d'écrire des procédures simples pour l'alerte et de hiérarchiser les moyens de secours engagés.

Le premier maillon de la chaîne est la personne qui transmet l'alerte. Elle doit être immédiate dès la constatation de la perte de conscience et de l'état respiratoire de la victime. Cette alerte se fait vers l'infirmerie du travail ou le service médical, vers le service de secours (secours interne ou pompiers par le 18) et d'emblée vers le SAMU (par le 15). Cette procédure d'alerte doit être enseignée à tout nouvel embauché.

Le deuxième maillon est constitué des gestes de base de la réanimation cardio-pulmonaire :
- Ventilation artificielle (bouche à bouche ou bouche à nez) après libération des voies aériennes,
- Massage cardiaque externe en l'absence de signe de circulation.

Le troisième maillon est la mise en place le plus rapidement possible du défibrillateur automatisé externe (DAE). Les services de secours publics ont progressivement acquis ce matériel. Certaines entreprises s'équipent déjà et forment leur personnel (EDF, Air France...).

Le quatrième maillon est le recours rapide aux moyens médicaux : médecin de l'entreprise formé à l'urgence, médecin du SMUR. La variante « à la française » de la chaîne de survie est due à l'existence du SAMU. En effet, dès l'appel, le médecin régulateur du SAMU :
- Rappelle aux témoins les gestes de base,
- Dirige sur les lieux une équipe de secouristes professionnels munis d'un défibrillateur (sapeurs pompiers),
- Envoie, sans attendre le bilan, une équipe médicale de réanimation (SMUR),
- Prévient l'hôpital de l'arrivée probable d'un patient réanimé afin que le service de soins intensifs libère son plateau technique (coronarographie).

Application de la chaine de survie dans le milieu du travail
Dans le milieu du travail, l'amélioration de la prise en charge de la « mort subite » peut se faire en jouant sur les trois premiers maillons de la chaîne de survie.
L'objectif est bien la défibrillation précoce des fibrillations ventriculaires et des tachycardies ventriculaires par le défibrillateur (3e maillon).
Il faut donc :
- Faire venir le défibrillateur auprès des malades. Poursuivre la réanimation cardio-pulmonaire jusqu'à l'arrivée du DAE,
- Défibriller le plus rapidement possible.

Faire venir le défibrillateur auprès du malade
La formation au secourisme de base (Prévention des secours Civiques niveau 1 (PSC1) ou formation de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) permet la réalisation de gestes de réanimation cardio-pulmonaire de base adaptés et une alerte précoce. L'alerte précoce permet l'arrivée rapide de l'équipe de premiers secours munie du défibrillateur, de l'oxygène et du nécessaire de ventilation manuelle. Cette équipe peut appartenir à l'entreprise ou aux services de secours publics (pompiers).
L'alerte précoce doit de toute façon être relayée vers le SAMU (15) afin que les secours médicaux (4e maillon) puissent être engagés rapidement.

Lorsque le défibrillateur est auprès du malade, l'objectif est sa mise en œuvre rapide.
Ceci nécessite une équipe de deux à trois personnes dont un des membres au minimum est formé au maniement du défibrillateur et au secourisme avec matériel (Premiers Secours en Equipe - PSE1 et PSE2).
- Dès qu'il est disponible, mettre le DAE en marche et suivre les instructions de l'appareil,
- Dénuder la poitrine de la victime et placer les électrodes selon les instructions figurant sur l'emballage ou sur les électrodes elles-mêmes,
- S'assurer que personne ne touche la victime lorsque le DAE analyse le rythme cardiaque de la victime,
- Si un choc électrique doit être administré, s'assurer que personne ne touche la victime. Appuyer sur le bouton si cela est demandé. Un défibrillateur entièrement automatique administrera la choc sans intervention de l'utilisateur,
- Si le DAE invite à entreprendre des compressions thoraciques, le faire sans tarder. Alterner 30 compressions et 2 insufflations,
- Continuer la réanimation jusqu'à ce que les secours d'urgence arrivent et poursuivent la réanimation, ou que la victime reprenne une respiration normale,
- Ne pas éteindre le DAE et laisser les électrodes en place sur la poitrine de la victime. Si celle-ci reste inconsciente mais respire normalement, la mettre sur le côté, en position latérale de sécurité.

Généralisation des défibrillateurs : il y a urgence !

Chaque année, les arrêts cardiaques entraînent 50 000 décès en France. Face à ce fléau, l'utilisation rapide de défibrillateurs permettrait de sauver de nombreuses vies. Encore faut-il pouvoir y avoir accès...

90 % des Français sont favorables à la généralisation des défibrillateurs.
Aujourd'hui, plusieurs évolutions plaident en faveur d'une généralisation des défibrillateurs dans tous les lieux publics.
- Une adhésion du grand public : Dans le dernier Baromètre Santé Kiria/Philips, 91 % des Français se disent favorables à l'installation obligatoire de défibrillateurs dans les lieux publics. Même s'ils ne sont que 38 % à se sentir capables de les utiliser.

- Une évolution du cadre légal : Depuis le décret du 4 mai 2007 (décret n°2007-705 relatif à l'utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique), chaque citoyen est autorisé à utiliser un défibrillateur semi-automatisé ou automatisé externe.

- Une facilité d'utilisation : De faible poids et de taille réduite, les appareils automatiques ou semi-automatiques sont capables d'analyser le rythme cardiaque avant la délivrance d'un choc salvateur. Ils possèdent un système prévenant d'éventuels dysfonctionnements et même une assistance aux gestes à effectuer, grâce à des consignes vocales.

- Un coût en baisse : Un défibrillateur coûte moins de 1500 euros hors taxes.

- Une efficacité largement démontrée et connue du grand public : Plusieurs cas ont marqué les esprits. Notamment, le footballeur professionnel niortais, Marco Andriana, victime d'un arrêt cardiaque sur le terrain qui a été sauvé grâce à un défibrillateur. Il est aujourd'hui parrain de l'opération Train du cœur.

Des défibrillateurs partout

Chaque dimanche, nous ouvrons la discussion « Sur la Grand-Place ». Aujourd'hui, alors qu'aura lieu mercredi la journée de l'hypertension artérielle (lire page suivante), nous nous penchons sur les défibrillateurs automatiques.
Le sénateur Alex Türk, notamment, mène campagne depuis 2006 pour que les petites et moyennes communes s'en équipent. Le coût n'est pas négligeable. Alors, est-ce vraiment efficace ? Oui, selon le SAMU 59 qui accompagne le déploiement des appareils en « libre service » d'un vaste travail de formation. Oui, selon les services de sécurité d'Auchan Faches, qui ont déjà eu à s'en servir.

PAR ARNAUD DUFRESNE

Vous prenez un café dans une galerie marchande, lorsque, juste à côté, un homme s'écroule. Il est certainement victime de ce que les médecins appellent la mort subite de l'adulte. Et étendu à vos pieds, il n'a que 5 % de chances de s'en sortir sans séquelles. Sauf si vous intervenez en relançant vous-même son coeur, dans la première minute, grâce au défibrillateur automatique externe (DAE) installé en libre-service dans la galerie. À condition d'avoir appris à s'en servir...

Nordine Benameur est médecin urgentiste au SAMU du Nord et mène actuellement une vaste campagne destinée à organiser l'installation de ces appareils dans le Nord et à former les usagers, c'est-à-dire tout le monde. « La mort subite, c'est environ 200 personnes par jour en France, explique-t-il. C'est une mort inopinée qui touche quelqu'un vivant normalement, qui s'effondre. L'origine est à 84 % cardiaque : la fibrillation ventriculaire, un court-circuit sur le "fil électrique" parcourant le coeur, qui fait que ses cellules ne se contractent plus en même temps pour faire circuler le sang. Le coeur devient inefficace et s'arrête au bout de quelques minutes. » Seul moyen de relancer le mouvement : le choc électrique. « Les chances de relancer le coeur diminuent d'environ 10 % par minute écoulée ! Et elles sont encore de 80 % dans la première minute. Il faut donc pouvoir administrer le choc électrique le plus précocement possible. » Soit avant l'arrivée des équipes de secours (le délai moyen - six minutes après l'appel -, constitue aussi 60 % de chances perdues). C'est donc au témoin d'agir, en détectant l'absence de respiration, en alertant, en débutant un massage cardiaque puis en utilisant le DAE. Il lui suffit de coller deux électrodes sur la poitrine du patient et d'écouter les instructions.

Depuis 2006, grâce à la campagne lancée par Alex Türk, les petites et moyennes communes s'équipent. Les grands centres commerciaux, stades, institutions etc., également : il y en a un dans le hall d'accueil de l'hôtel de police de Lille. « Dans un casino de Las Vegas, où il y a des DAE partout et où tout le personnel a été formé, le taux de survie sans séquelles est remonté à 53 %. Récemment, à Faches-Thumes nil, à Auchan, une victime a été sauvée grâce au DAE par un agent de sécurité formé. »

Le SAMU 59 a donc choisi d'accompagner l'installation des DAE par une formation qui s'adresse aussi au grand public. « Il faut que le premier témoin d'un accident devienne un acteur. L'appareil est très simple à utiliser, un enfant de 10 ans doit pouvoir s'en servir. » Le Dr Benameur enseigne aux formateurs ou rencontre les utilisateurs potentiels : « On a formé des élus (300 personnes à Santes), les personnels du groupe Auchan, du Crédit Agricole, des gens du comité olympique et des clubs sportifs, ou encore 250 personnes sur la Grand-Place de Lille, fin avril. On souhaite aussi que les appareils ne soient pas installés de façon anarchique (avec une cartographie, permettant aux permanenciers du « 15 » de guider les témoins jusqu'au DAE le plus proche). Leur utilisation doit devenir un geste citoyen. » Une vidéo de dix minutes est disponible sur le site du CHRU. Il est temps de s'y mettre : fin 2008, 700 appareils devraient être installés dans le Nord. « Il en faudrait un pour mille habitants... »

La Voix du Nord MAI 2008 

Le train du coeur roule pour les défibrillateurs cardiaques

L'Association RMC/BFM part en campagne. Créée à l'initiative d'Alain et Isabelle Weill, elle œuvre pour la prévention, la formation et l'information en matière d'action médicale d'urgence dans notre société, et plus particulièrement dans le monde sportif. Aujourd'hui, l'association a décidé de consacrer sa première opération à la sensibilisation à l'installation de défibrillateurs cardiaques dans tous les lieux accueillant du public.

HS1

En effet, depuis le décret du 4 mai 2007, toute personne peut utiliser un défibrillateur. Or, l'arrêt cardio-respiratoire (ACR) est responsable en France d'environ 50 000 décès par an et constitue donc un véritable problème de santé publique. On estime que 20 000 vies pourraient être sauvées chaque année grâce à l'emploi d'un défibrillateur dans les premières minutes de l'ACR.

Dans ce contexte, en partenariat avec la marque Philips, l'assureur Médéric et le Medef, l'association organise une exposition itinérante dans un train.

Ce "Train du cœur" a pour but d'aller à la rencontre des collectivités locales, des entreprises et du grand public afin de présenter une exposition expliquant la nécessité vitale d'utiliser un défibrillateur en cas d'ACR. Son inauguration se tiendra en gare de Lyon, à Paris, le mardi 7 octobre 2008, à partir de 8h30.

Il stationnera dans 13 villes de France jusqu'au 20 octobre (Paris, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Lyon, Nice, Toulon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Angers, Nantes, Lille et Lens).

train du coeur

 

E-marketing.fr
23/06/2008

Le kit d’autoformation MiniAnne testé à Orléans par la Croix-Rouge française

8/06/2009

La société Laerdal médical propose un nouveau concept d'autoformation aux premiers secours sous la forme d'un kit contenant un DVD explicatif, un mannequin « MiniAnne », ainsi qu'un téléphone et un défibrillateur factices. Lors d'une formation collective de seulement 30 minutes, les participants disposent chacun d'un petit mannequin gonflable MiniAnne pour s'entraîner efficacement au passage de l'alerte, au massage cardiaque et à la défibrillation, avec l'aide du DVD. Chaque participant garde son propre mannequin à l'issue de cette formation. En rentrant chez lui, il forme en moyenne trois personnes de son entourage, toujours avec le mannequin et le DVD.

La technique pédagogique est donc celle du « miroir », bien connue des initiateurs de premiers secours, qui limite le nombre d'intervenants formateurs. Ce kit a été présenté pour la première fois au congrès du Conseil français de réanimation cardiopulmonaire en novembre 2008 à Lyon.

La Croix-Rouge française est intervenue au collège Pelletier d'Orléans, le 8 juin 2009, pour former sur ce principe cinq classes de sixième, soit 125 élèves. L'opération a été organisée en partenariat avec l'Éducation nationale, Laerdal médical et le concours financier de la mutuelle Sphéria Val de France.

Une évaluation du ressenti des élèves formés sera réalisée dans six mois, à l'aide de questionnaires individuels, afin de vérifier l'assimilation des gestes et le nombre de personnes formées dans l'entourage des participants.

Source: Secourisme.net

Référentiel national Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC 1)

27/10/2009 2e édition

Les dispositions du présent référentiel national de compétences de sécurité civile sont applicables dans le cadre des formations et des activités du citoyen, qui devient ainsi le premier acteur de sécurité civile.

L'unité d'enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1) » s'inscrit en tant que tel dans la nomenclature nationale de formations des citoyens acteurs de sécurité civile.

Ce référentiel national de compétences de sécurité civile définit les techniques de premiers secours.

Cette définition des techniques de premiers secours est basée sur une approche scientifique et la prise en compte des recommandations des sociétés savantes françaises, européennes et mondiales.

Cette unité d'enseignement « PSC 1 » ne peut être dispensée que par les formateurs titulaires de l'unité d'enseignement « Pédagogie appliquée aux emplois/activités de classe 3 (PAE 3) ».

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La version en vigueur depuis le 27 octobre 2009 est la 2e édition datée de juillet 2009.

Voir aussi :

- arrêté du 24 juillet 2007 modifié fixant le référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à l'unité d'enseignement « prévention et secours civiques de niveau 1 »
- pour les formateurs : les recommandations pédagogiques sont contenues dans le référentiel national PAE 3
- première édition datée de juillet 2007 (archive, utiliser maintenant la 2e édition)

Source: Secourisme.net

Arrêté du 6 novembre 2009 relatif à l’initiation des personnes non médecins à l’utilisation des défibrillateurs automatisés externes

17/11/2009 NOR : SASP0926411A

La ministre de la santé et des sports,

Vu le code de la santé publique, et notamment ses articles R. 6311-14, R. 6311-15 et R. 6311-16 ;

Vu l'avis de la Commission nationale des formations aux soins d'urgence et à la gestion de crises sanitaires,

Arrête :

Article 1

L'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe par des personnes non médecins en cas d'arrêt cardiaque repose sur des gestes simples pour lesquels une initiation courte et pratique est de nature à augmenter le taux de survie des victimes.

Article 2

Cette initiation, non obligatoire, a pour objet l'acquisition par la population des connaissances nécessaires à :
- identifier les signes permettant de reconnaître un arrêt cardiaque ;
- réaliser, auprès d'une victime d'un arrêt cardiaque, les gestes permettant d'augmenter les chances de survie.

Article 3

Cette initiation est dispensée par les formateurs en premiers secours des associations agréées ou des organismes habilités à l'enseignement du secourisme, des enseignants des centres d'enseignement des soins d'urgence et les professionnels de santé dont l'éducation et la prévention font partie de leur domaine de compétences.

Sa durée est au maximum d'une heure.

Elle est réalisée en groupes de dix à douze personnes afin que chacune d'elles puisse pratiquer, elle-même, les gestes adaptés en situation de simulation. Elle ne donne lieu à aucune délivrance de diplôme ou d'attestation.

Article 4

Les connaissances à acquérir concernent les domaines suivants :
- les mécanismes physiopathologiques de l'arrêt cardiaque : rappel bref ;
- la reconnaissance d'un arrêt cardiaque : théorie et pratique ;
- la conduite à tenir devant un arrêt cardiaque (appeler - masser - défibriller) : démonstration pratique.

Article 5

Le directeur général de la santé ou son représentant est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 6 novembre 2009.

Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale adjointe de la santé,
S. Delaporte

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Source: Secourisme.net

LES BONS CONSEILS DU C.F.R.C.

ACCÈS PUBLIC À LA DÉFIBRILLATION
AUTOMATISÉE EXTERNE (DAE)



Le Conseil Français de Réanimation Cardio-pulmonaire (CFRC) collabore au programme national d'accès par le public à la défibrillation, mis en place par le ministère de la santé par le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007.

Accès public à la défibrillation automatisée externe

Ainsi, la législation française autorise-t-elle désormais toute personne, même non médecin, à utiliser un défibrillateur automatisé externe (DAE) pour une victime d'un arrêt cardiaque, lui permettant de sauver une vie même avant l'arrivée des secours.
Les défibrillateurs automatisés externes concernés sont soient des défibrillateurs semi-automatiques (DSA) soient des défibrillateurs entièrement automatiques (DEA).

La problématique

Les arythmies (rythmes cardiaques anormaux), tel que la fibrillation ventriculaire (FV), sont responsables de la plupart des arrêts cardiaques inopinésInterruption subite et inattendue de la fonction cardiaque encore appelés « morts subites ».
La mort subite, souvent conséquence d'un infarctus, concernerait en France 30 000 à 60 000 personnes par an et la seule solution face à un arrêt cardiaque est de faire repartir le cœur par un choc électrique ou défibrillation.

L'application rapide d'un « courant électrique » (défibrillation) est l'intervention la plus susceptible d'améliorer le taux de survie dans ces cas. Le délai entre le début de l'arrêt cardiaque et l'utilisation du DAEDéfibrillateur Automatisé Externe étant un facteur clé de succès pour tenter de faire repartir le coeur normalement.
Bien que le massage cardiaque aide à maintenir une certaine circulation chez une victime d'arrêt cardiaque pendant un court laps de temps, il est peu probable qu'il puisse convertir la FVFibrillation Ventriculaire en rythme cardiaque normal. Pour restaurer ce rythme normal, il faut réaliser rapidement une défibrillation dans les minutes qui suivent l'arrêt cardiaque.
Si on utilise immédiatement un DAEDéfibrillateur Automatisé Externe chez une victime d'arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire, les chances de survie sont les plus élevées. En effet, les taux de survie, dans les études sur l'arrêt cardiaque qui utilisent la défibrillation au cours des toutes premières minutes suivant l'arrêt sont de 85 % voire plus (contre 3 à 5 % si l'on ne fait rien).

Pour chaque minute qui s'écoule après un arrêt cardiaque, les probabilités de survie chutent de 7 % à 10 %. Des études démontrent que peu de patients survivent si le délai écoulé entre la perte de conscience est supérieur à 12 minutes. Si le massage cardiaque est entrepris entre le moment de la perte de conscience et l'arrivée du défibrillateur, il est possible de survivre après un intervalle plus long.

Le CFRC soutient tous les efforts visant à proposer une défibrillation précoce aux victimes d'un arrêt cardiaque.

La chaîne de survie

La défibrillation constitue un maillon essentiel de la chaîne de survie.

Celle-ci consiste en une série de quatre maillons qui procurent aux victimes d'urgences médicales les meilleures chances de survie.

Ces maillons sont les suivants :

  • Appel rapide aux services préhospitaliers d'urgence (15)
  • Massage cardiaque rapidement entrepris
  • Défibrillation précoce
  • Soins médicalisés rapides (rendus possibles grâce à l'appel au 15)
La chaîne de survie

 

Tous les maillons de la chaîne de survie sont importants afin de réduire la mortalité et l'invalidité attribuables aux maladies cardiovasculaires.

La chaîne de survie dépend de la solidité de son maillon le plus faible. Le succès de chaque maillon dépend des maillons situés immédiatement avant et immédiatement après.
De très nombreuses études cliniques démontrent que les gestes éléments de survieMasser - Défibriller administrés par les témoins peuvent améliorer notablement les taux de survie. Le massage cardiaque débuté par les témoins constitue le meilleur traitement qu'une personne victine d'un arrêt cardiaque puisse recevoir en attendant l'arrivée d'un défibrillateur et des soins médicaux spécialisés.

La formation prévue par l'arrêté du 6 novembre 2009 relatif à l'initiation des personnes non médecins à l'utilisation des défibrillateurs automatisés externes proposera sur un programme court d'apprendre :

  • à reconnaître les signes d'une crise ou d'un arrêt cardiaque ;
  • à réagir en débutant le massage cardiaque ;
  • à utiliser un DAEDéfibrillateur Automatisé Externe s'il est disponible en attendant l'arrivée du SAMUService d'Aide Médical Urgent.

 

La défibrillation rapide

Les témoins d'un arrêt cardiaque dans les lieux publics où la probabilité de cet arrêt cardiaque est élevée peuvent être aussi efficaces que les secouristes qui mettent en moyenne sept à huit minutes pour arriver.

L'objectif de la défibrillation rapide consiste à réduire l'écart entre la perte de conscience et la défibrillation sous les trois minutes, particulièrement dans ces lieux à risques.
La technologie du DAEDéfibrillateur Automatisé Externe apporte des possibilités uniques pour atteindre cet objectif car elle permet aux témoins d'appliquer la défibrillation en cas d'arrêt cardiaque en attendant les professionnels des soins avancés d'urgence cardiaque.

Les DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes devraient être rendus disponibles aux endroits « stratégiques » sur le territoire national afin d'aider à réduire le délai entre la perte de conscience et la défibrillation.

Les implantations suggérées

Les données à ce jour suggèrent que les DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes sont des moyens d'intervention efficaces en cas de mort subite et qu'ils peuvent s'avérer efficaces surtout là où les probabilités de survenue d'un arrêt cardiaque sont élevées, comme dans :

  • les gares ;
  • les sites sportifs (stades...) ;
  • les collèges ;
  • les grandes surfaces ;
  • les aéroports ;
  • les vols commerciaux ;
  • les endroits où se retrouvent des adultes à risque élevé...

 

Comme la défibrillation s'avère efficace seulement lorsqu'elle est administrée peu de temps après un arrêt cardiaque, les collectivités urbaines et rurales peuvent s'adresser au SAMUService d'Aide Médical Urgent pour se faire conseiller les lieux publics où la réponse des ambulanciers risque d'être retardée, pour prévoir l'implantation des DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes.
Une cartographie des emplacements des DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes connue des SAMUService d'Aide Médical Urgent (ce qui nécessite une déclaration auprès de lui) pourra aider ce service à orienter les témoins d'un arrêt cardiaque vers l'appareil le plus proche.

De plus en plus de villes s'équipent de défibrillateurs automatiques et les mettent à disposition dans les lieux publics tels que les gares, mairies, gymnases ou salles des fêtes et proposent déjà leur plan départemental d'équipement en débibrillateurs cardiaques comme dans les Alpes-Maritmes, Nantes...

L'évaluation des modalités d'utilisation des défibrillateurs automatisés externes est organisée par le recueil des données transmises par les équipes de secours.

Les aspects juridiques de la mise en place d'un défibrillateur dans un lieu public

Question écrite n° 07670 de Mme Nicole BONNEFOY (Charente - SOC) - publiée dans le JO Sénat du 26/02/2009 - page 479

Mme Nicole BONNEFOY attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les aspects juridiques de la mise en place d'un défibrillateur dans un lieu public.
En effet, alors que seuls les professionnels de santé étaient habilités à s'en servir, le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 autorise désormais « toute personne, même non médecin  à les utiliser.
Pour autant, des questions de responsabilité se posent toujours, qu'il s'agisse du maire concerné ou de la personne appelée à utiliser cet appareil.

 

En janvier 2008, il a été indiqué que les services du ministère de la santé travaillaient sur cette question. C'est pourquoi, elle lui demande de lui indiquer si elle est en mesure de lui communiquer les conclusions de ce groupe de travail.

 

Réponse du Ministère de la santé et des sports - publiée dans le JO Sénat du 24/09/2009 - page 2259

L'installation par le maire de défibrillateurs cardiaques externes sur le territoire de sa commune s'inscrit dans le cadre des pouvoirs de police administrative qu'il détient en application du code général des collectivités territoriales. Ces pouvoirs lui sont attribués en vue d'assurer la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques pour l'ensemble de la population. Ils sont susceptibles d'engager sa responsabilité pénale, conformément à l'article 221-6 du code pénal selon lequel « le fait de causer par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence la mort d'autrui constitue un homicide involontaire ».

 

Toutefois, le maire est tenu d'une obligation de moyens et non de résultats. En outre, en application des dispositions de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales, il ne peut désormais être condamné « pour des faits non intentionnels commis dans l'exercice de ses fonctions que s'il est établi qu'il n'a pas accompli les diligences normales compte tenu de ses compétences, du pouvoir et des moyens dont il disposait ainsi que des difficultés propres aux missions que la loi lui confie ».

Par ailleurs, une circulaire du garde des sceaux du 13 février 2006 incite les magistrats du parquet à privilégier les poursuites contre la seule personne morale en cas d'infractions non intentionnelles et de ne mettre en cause la responsabilité de l'élu local que si une faute personnelle est suffisamment établie à son encontre.

Eu égard aux risques contentieux limités encourus et au bénéfice que représente pour la population la mise à disposition de tels appareils, il convient de conseiller vivement aux communes disposant des moyens financiers nécessaires de s'équiper de ceux-ci. En effet, leur installation est susceptible de réduire sensiblement le taux de mortalité par arrêt cardiaque et d'améliorer ainsi la sécurité sur le territoire de la commune.

 

En ce qui concerne la responsabilité de l'utilisateur, il convient de souligner que celui-ci s'est conformé à l'obligation de porter secours qui lui est faite par l'article 223-6 du code pénalPour qu'il y ait infraction, il faut 4 conditions :
1. Existence d'un péril pour la vie
2. Avoir connaissance du péril
3. Avoir la possibilité d 'assistance (ici le DAE)
4. Refuser d 'agir
(ndlr : la victime d'un arrêt cardiaque n 'obtiendrait pas l'aide qu'elle serait en droit d'espérer) et ne peut donc être poursuivi de ce fait.

Signalisation d'un défibrillateur accessible au public

L'ILCORInternational Liaison Committee on Resucitation a approuvé, en septembre 2008, une signalétique internationale qui devrait aider le public à identifier rapidement la présence des DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes. La signalétique est conforme aux normes ISO 7010 et 3864-3 relatives aux signaux de sécurité utilisés sur les lieux de travail et dans les lieux publics.

La signalétique

 

La couleur normalisée est le RAL 6032.
Le vert sécurité doit recouvrir au moins 50 % de la surface du panneau.

 

Correspondance des couleurs
RALRVB 100RVB 200CMJN 100PantoneHex

Verts

sécurité
6032

0
52
31
0
130
112
100
0
56
18
3288 C#008270

 

Ces correspondances sont données à titre indicatif et sont à prendre avec précaution. Une correspondance RAL-Pantone ne peut donc être qu'approchée, et non pas calculée.

Une reproduction parfaite des couleurs n'est pas réalisable ni sur écran ni en impression.
Référez-vous aux nuanciers RAL originaux pour une reproduction exacte des couleurs.

Cette signalétique est destinée à indiquer la présence d'un DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes dans une pièce, un boîtier en libre accès, ou encore pour désigner la direction à prendre pour trouver le DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes le plus proche.
Elle peut être combinée à une flèche normalisée et être accompagnée des lettres « DAEDéfibrillateurs Automatisés Externes » ou d'un équivalent dans la langue locale. L'ILCORInternational Liaison Committee on Resucitation déconseille d'utiliser le terme « défibrillateur » en entier. Plusieurs combinaisons sont proposées.
L'ILCORInternational Liaison Committee on Resucitation souhaite que cette signalétique soit uniformisée au plan international et recommande son utilisation par les fournisseurs. En France, le ministère de la Santé préconise son utilisation et étudie la possibilité de la rendre obligatoire.


Les recommandations d'utilisation

Appeler - Masser - Défibriller

Les défibrillateurs automatiques externes (DAE) sont des appareils simplifiés diagnostiquant eux-mêmes la fibrillation ventriculaire.
On distingue en France deux types d'appareils, selon l'action laissée à la charge du témoin :

  • le Défibrillateur Semi-Automatique (DSA).
    Pour que l'appareil délivre le choc, le sauveteur doit appuyer sur un bouton. Ce geste est une garantie de sécurité pour l'utilisateur et l'entourage de la victime, puisqu'on peut s'assurer que personne ne touche la victime avant d'autoriser l'appareil à délivrer le choc électrique ;
  • le Défibrillateur Entièrement Automatique (DEA).
    C'est un appareil qui décide de délivrer le choc, avec pour seule sécurité des invites vocales à ne plus toucher la victime avant la délivrance automatique du choc.

 

Les défibrillateurs automatiques peuvent être utilisés par tout le monde, avec ou sans formation minimale, pour sauver la vie d'un collègue, d'un ami, d'un membre de sa famille ou d'un anonyme présent dans le public. Enfin, la formation à l'utilisation du défibrillateur est incluse dans la formation du PSC1.

L'appareil est différent des défibrillateurs manuels utilisés par les médecins. Il comporte deux électrodes collantes (de type patch) à disposer sur la poitrine :

  • une sous la clavicule à droite ;
  • l'autre dans l'aisselle à gauche.
Position des électrodes

 

 

On n'a aucun réglage à effectuer, les seules actions à réaliser sont :

  • de l'allumer (le plus souvent, il suffit de l'ouvrir) ;
  • de placer les électrodes (voir ce-dessus) ;
  • de laisser l'appareil (DAEDéfibrillateur Automatisé Externe) effectuer l'analyse du rythme cardiaque et délivrer le choc (ou dans le cas d'un DSADéfibrillateur Semi Automatique de délivrer le choc en appuyant sur le bouton si l'appareil le demande) si nécessaire.

 

Le DAEDéfibrillateur Automatisé Externe ne doit être utilisé que sur une personne adulte (ou enfant de plus de 8 ans et de plus de 25 kg) en arrêt cardio-circulatoire, c'est-à-dire qui est insconscient et qui ne respire pas.
En cas de doute, on peut installer le dispositif qui confirmera le diagnostic.

Lorsque le DAEDéfibrillateur Automatisé Externe est allumé, on suit les instructions, émises par une voix naturelle délivrées par l'appareil, dans les étapes de la défibrillation d'urgence et du massage cardiaque. Il faut notamment que personne ne touche la victime pendant l'analyse du rythme cardiaque et la délivrance des chocs.
Le témoin est aussi guidé, s'il le souhaite, pour le massage cardiaque : rappel du geste et fréquence du massage.
L'appareil dispose d'une carte mémoire de type mémoire Flash enregistrant les paramètres (les électrocardiogrammes, les séquences de défibrillation). Cette carte-mémoire est transmise aux services médicaux qui feront l'analyse a posteriori de la situation.


Les programmes d'information et de sensibilisation

3 gestes pour une vie

La Fédération Française de Cardiologie a mis en ligne un site internet entièrement dédié aux gestes pour sauver une vie : APPELER - MASSER - DEFIBRILLER.

3 gestes pour une vie

 

 

4 minutes

Plus de 40 000 personnes meurent chaque année en France d'un arrêt cardiaque extra-hospitalier. Une intervention rapide grâce au défibrillateur permettrait de sauver chaque année plusieurs milliers de vies.
L'Association RMC/BFM poursuit son action en faveur d'une généralisation raisonnée des défibrillateurs par la diffusion d'un film intitulé « 4 minutes ».
La Fondation CNP Assurances s'associe à cette opération dans le cadre de son engagement « arrêts cardiaques et premiers secours ».

4 minutes

Article repris sur le site du © Conseil Français de Réanimation Cardio-pulmonaire | CFRC
10 rue Charles Floquet | 92120 Montrouge

 

L’Afssaps a évalué les messages vocaux des défibrillateurs

31/07/2010


L’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a évalué dans une étude publiée le 28 juillet 2010 les messages vocaux des défibrillateurs automatiques destinés à être utilisés par le grand public.

Quinze appareils ont été « écoutés » par les testeurs qui ont évalué la fluidité du message d’aide vocale du défibrillateur, la clarté de la prononciation, le volume sonore, la facilité de compréhension pour un non-médecin, et la qualité globale du message.

Il apparaît que si les messages délivrés par les appareils respectent globalement les recommandations internationales sur la prise en charge de l’arrêt cardiaque, certains progrès sont possibles. Ainsi, certains appareils détaillent les gestes à effectuer pour la RCP, d’autres non. Plusieurs appareils diffusent des messages difficilement compréhensibles pour un non-secouriste.

L’Affsaps suggère donc un schéma commun pour tous les défibrillateurs et formule des préconisations pour les fabricants.

Lire l’étude de l’Afssaps sur les messages vocaux des défibrillateurs

 
Source: secourisme.net
 

Attaques terroristes: Agissons

 Attaques terroristes: La solidarité en s'informant et en se formant.

Téléchargez le Guide Technique des Gestes qui Sauvent (GQS) Version octobre 2016

Le guide technique est destiné aux formateurs concernés (associations de sécurité civile, sapeurs-pompiers, enseignants...) impliqués dans l'initiation grand-public suite aux attaques terroristes en France, et distincte de la formation aux premiers secours de niveau PSC1.
L’initiation est organisée autour de deux modules d’une heure chacun :
- un module « alerter, masser, défibriller »
- un module traitement des hémorragies

 Cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.secourisme.net/IMG/pdf/referentiel_technique_gqs.pdf

Les nouveaux documents de référence SST qui permettent d’identifier les nouveautés du PSC1

30 janvier 2017

Faisant suite à la publication des recommandations PSC1 de décembre 2016 par le ministère de l’intérieur, l’INRS a diffusé deux nouveaux documents de référence qui mettent à jour l’enseignement dispensé aux sauveteurs secouristes du travail.

Le « guide des données techniques » détaille les techniques et les modifications. Les nouveautés sont surlignées.

Le document annexe est plus spécialement destiné aux formateurs. Il intéressera aussi les formateurs PSC1 car il comporte en rouge de nombreux commentaires à son usage et notamment la justification des changements apportés au PSC1 en 2017.

PDF - 1.5 Mo
Guide des données techniques
v2.01 2017
PDF - 781.9 ko
Guide des données techniques — annexe

Sur le Web Dispositif de formation en sauvetage secourisme du travail — INRS

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